Mieux qu'une étude de marché : le blog

Americain Certains dirigeants pourraient économiser les coûts d'une étude de marché s'ils lisent les blogs.
En gros les New Yorkais seraient ravis d'avoir des magasins Picard, dont le concept ne semble avoir aucun équivalent là-bas. C'est ce qu'un blogueur expat nous raconte ici.
Même s'ils adoptent un positionnement haut de gamme- nourriture francisante, avec une échelle de prix plus élevée qu'ici, ce serait toujours acceptable pour eux.
C'est fou comme tout peut paraître simple parfois, non ? !!
Et puis cela rétablirait l'équilibre après l'invasion inespérée de Starbucks Coffee..

Pour une approche Best of Breed v/s tout intégré - suite -

LogopngA lire, un dossier dans LMI (dont le nouveau format est ultra pas pratique au possible). L'article vient compléter la reflexion que j'avais initiée dans cette note.

On y explique notamment que l'image grand compte des SAP&Co ne passe pas auprès des PME ayant des spécificités nationales. Celles-ci seraient mieux prises en compte par les plus petits éditeurs appuyés de leurs revendeurs locaux (VAR-Value Added Resellers dans le jargon).
Le marché PME-esque resterait encore très fragmenté donc difficile à appréhender par le rouleau-compresseur.
Au final les PME ont des besoins plutôt lisibles : en plus de l'incontournable maîtrise de coûts, elles cherchent des solutions faciles à implémenter et bien adaptées à leur métier, elles apprécient la réactivité et la disponibilité de fournisseurs nationaux ou locaux.

Il semblerait aussi que la tendance au tout SAP se ralentisse un peu, que les filiales des grands comptes aient une certaine marge de manoeuvre quant à la mise en place de leur système d'information. Les petits éditeurs doivent donc saisir l'opportunité de s'installer en dépit de l'épée de Damoclès j'ai nommé l'intégré pachydermique. Et c'est justement la valorisation, la reconnaissance, l'intégration de leurs solutions qui retardera son implémentation à court ou moyen terme.

On relève les tablettes et on planche sur autre chose ??

Le Tablet PC c'est comme l'Arlésienne : tout le monde en parle mais personne n'en voit. Enfin si.. le chanceux la chanceuse qui connaît le chef de chantier de Batiment&Co un channel manager à Microsoft qui vient d'en recevoir un, a certainement eu l'honneur de le voir (et j'ai été agréablement surprise !). Sinon, y'aurait ...euh .. je cherche ..Ce n'est pas de la mauvaise foi hein ..
Pour preuves les chiffres d'une étude d'IDC que j'ai lus dans un article de 01, 650k tablet PC vendues en 2004 pour 49M de portables.

Le Tablet PC est-il trop en avance sur son temps (depuis 2001 quand même), à l'instar des solutions ASP dont on parlait déjà en 99/00 et qui commencent seulement maintenant à percer ?
Ou c'est un véritable flop commercial à la Newton des croqueurs de Pomme il y a 10 ans ?-flop dont la fonctionnalité peu performante de reconnaissance d'écriture serait à l'origine, je me permets d'anticiper les éventuelles remarques militantes-
Ou peut-on parler tout simplement d'un mauvais positionnement ?

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Pour une approche Best of Breed v/s tout intégré

ChienLe marché du progiciel montre une bigrement grosse tendance à la concentration.
JDE qui se fait manger par PeopleSoft qui se fait manger par Oracle.
Les petits ont aussi un appétit à la mesure de leur taille : le français Soamaï qui se fait racheter par l'américain ASG etc ..

Forts d'une large pénétration d'un marché arrivant à saturation, les intégrés tentent des incursions sur un double front :

-une diversification vers des applications beaucoup plus techniques et poussées, telles que la gestion des stocks et magasins,  qualité, maintenance, PLM ou supply chain
-la target eldoradesque des PME-PMI

Considérons aujourd'hui le premier "front" :
Les clients, et là, quels que soient leurs taille et secteur d'activité, ont entamé l'homogénéisation de leur système d'information. Ils se retrouvent devant un choix épineux : le tout intégré qui fait tout moyennement bien  v/s l'approche Best of Breed privilégiant une suite de progiciels dédiés qui sont très bons dans leur domaine.

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Coluche nous conseillerait le gaz

026347A en croire 01Informatique, dans son édition du 25/02, l'avenir des éditeurs de logiciels français serait plutôt rose tirant sur le noir grisé. En effet, les grands comptes ne retiennent à terme que les grands éditeurs, il y a un manque structurel d'une culture de l'innovation dans l'hexagone qui se serait accru depuis l'éclatement de la bulle internet, les capital-risqueurs sont frileux (les montants investis dans le logiciel en Europe ont été divisés par 3 entre 2001 et 2003), les liens entre recherche et business sont assez distendus.

Tous les témoins s'accordent à regretter le manque d'implication de l'état pour aider les petits à grandir, tant en termes de volonté politico-économique que sur le volet de la formation.

J'avoue que lire cet article avec l'actualité cacophonique mêlant allègrement directive Bolkenstein et Constitution ne vient pas éclaircir l'horizon.

Cela étant dit je préfère retenir les notes positives de l'article mettant en lumière les exceptions françaises (comme quoi c'est possible !!) : BO, Ilog et Dassault Systèmes.
Ainsi que celles qui percent (certainement grâce à leur statut de start-up) sur les 'technos de rupture' (Pertinence par exemple) et qui arrivent à très bien se positionner sur les grands comptes.

Dans cet article est aussi évoqué le fait que si les cadres dirigeants ne montrent pas assez d'intérêt dans le high tech et R&D, c'est à cause de leur formation.
Mais d'un autre côté on fustige déjà le côté super 'techos' des français ; c'est pourquoi il est nécessaire de le contrebalancer avec une culture business forte permettant de rendre le marketing moins technique justement.

les bloggers sont sympas (comme les routiers)

Meetdabloggers_2_1L'envie de rencontrer des bloggers en chair et en os, ceux avec qui on a au moins un point commun (et quel point !), a été plus forte que celle de cacher mon regard quelque peu marqué (non je ne suis pas une femme battue, oui ce sont les restes d'une opération !).

J'ai pu constater que,vu la cohue, nous avions aussi le point commun de vouloir mettre un visage, une attitude, un sourire sur une adresse IP .
Mais cette démarche reste fastidieuse quand ces mêmes bloggers, qui ont mis sur leur blog une photo de Cannelle (le sac à puces) ou du chêne centenaire dans la cour de leur résidende secondaire en Bourgogne, n'arborent pas de badges. Sauf Christophe dont j'avais vu la photo, et que j'ai dû franchement déranger en pleine conversation ..
Donc je n'ai pas pu parler à toutes les personnes que je voulais. Par contre j'ai discuté avec des bloggers-en-devenir ou commentateurs professionnels.
Bref une soirée à la hauteur de mes attentes ...
A la prochaine ...
 

L'ecosystème des technologies de l'information

Dans le bus qui m'achemine à home, sweet home, coincée entre la mamie et son caniche WITH petite cape écossaise, la djeune, les écouteurs bien vissés aux oreilles, laissant échapper des bribes d'un mix rap-hip-hop-vocalises dignes de celles de Lara Fabian, me résignant à reposer mon bras sur le sac à dos imposant d'une voyageuse, je lis avec attention un article très fouillé, intitulé "Les maillons de la chaîne de valeur", paru dans le  CIO de ce mois-ci, et écrit par Mr Koehl, DA du cabinet Advese.

L'auteur y évoque les composantes à la sémantique complexe du marché des technologies de l'information.
Rebondissant sur les messages marketing de "création de valeur", "garantie de ROI" (que je connais plutôt bien !), l'auteur s'interroge justement sur l'intégration de la "pensée client" et affirme entre autres que le marché est davantage dominé par les produits et services que par les besoins clients.
Et que la création de valeur se situe certainement au niveau des défricheurs-challengers explorant  des pans de l'entreprise encore délaissés par les grands acteurs.

Je ne saurais être plus royaliste que le roi : il vaut mieux lire la mouture originale, la version papier de CIO étant quelque peu remaniée avec des formules choc à la paris-match.