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21/04/2005

Commentaires

Jerome

33 millions d'euros d'indemnités soit 0,04% du CA annuel 2004 de Carrefour (84 Mds euros).
Pensez à l'indemnité d'un patron de PME, vous verrez que ce taux est bien plus élevé (souvent aux alentours de 2% du CA annuel)...
Et puis je défie quiconque d'entre nous d'assumer le taf à ce niveau d'exigences...
La rémunération ne me choque donc pas plus que ça. Les salaires de dirigeants de PME sont souvent bien plus étourdissants comparés au CA et au taf exigé.
Je ne suis ni pour Carrefour ni pour les patrons en général mais je dois dire que je respecte l'ampleur du taf à accomplir à ce niveau de responsabilité...

Stephanie

Merci pour ton point de vue Jérôme.
Je ne remets nullement en cause les exigences des missions d'un PDG à un tel niveau.
Et il mérite un salaire à hauteur de ses réalisations et de ses succès.
etc etc ..
C'est juste qu'il est difficile de ne pas mettre ces chiffres en perspective avec les salariés de Carrefour qui peinent à obtenir leur misérable augmentation de 3%.
Même si (il me semble) les grands patrons en france sont beaucoup moins payés qu'aux USA, et il me semble aussi qu'il y a une différence notoire de l'écart de salaires entre le Number 1 et le dernier échelon entre la France et les US, mais je ne me souviens plus bien.

Jerome

C'est vrai qu'une augmentation de 3% pour un salarié est de l'ordre du misérable.
Sachant que Carrefour compte 280.000 employés en France à un salaire moyen de 20.000€ brut cela représente un coût annuel de plus de 300 millions d'euros pour Carrefour...
Il s'agit donc d'un vrai arbitrage économique et social...
La seule chose rassurante dans tout cela c'est, comme tu le soulignes très justement, que l'écart entre le N°1 et le dernier échelon n'ait pas en France les proportions que l'on peut constater dans les pays Anglo-saxons.
Espérons que l'on garde un peu de cette "exception culutrelle"

Alain

Le taf ? Une légende soigneusement entretenue par la presse économique qui appartient à ? des groupes financiers, des grands patrons.
Il s'agit de privilèges purement et simplement. Depuis une quinzaine d'années on cherche à présenter les patrons comme les heros des temps modernes. (Ils se comparent eux-mêmes à des sportifs de hauts niveaux) Avec l'eternel message pour contrer ceux qui rechignent mollement : "on est encore loin des principes appliqués chez les anglos-saxons". Et alors ?
Qui rêve du management US à part les patrons eux-mêmes ?...

tao

>JEROME: "Et puis je défie quiconque d'entre nous d'assumer le taf à ce niveau d'exigences..."

c'est clair, entre caissière (pardon, hôtesse de caisse) au smic et partir avec la caisse, le choix est vite fait...

portnawak...

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