Pour une approche Best of Breed v/s tout intégré
Le marché du progiciel montre une bigrement grosse tendance à la concentration.
JDE qui se fait manger par PeopleSoft qui se fait manger par Oracle.
Les petits ont aussi un appétit à la mesure de leur taille : le français Soamaï qui se fait racheter par l'américain ASG etc ..
Forts d'une large pénétration d'un marché arrivant à saturation, les intégrés tentent des incursions sur un double front :
-une diversification vers des applications beaucoup plus techniques et poussées, telles que la gestion des stocks et magasins, qualité, maintenance, PLM ou supply chain
-la target eldoradesque des PME-PMI
Considérons aujourd'hui le premier "front" :
Les clients, et là,
quels que soient leurs taille et secteur d'activité, ont entamé
l'homogénéisation de leur système d'information. Ils se retrouvent
devant un choix épineux : le tout intégré qui fait tout moyennement
bien v/s l'approche Best of Breed privilégiant une suite de progiciels
dédiés qui sont très bons dans leur domaine.
Dès lors que le client a de fortes contraintes métiers, la solution
d'intégration d'un progiciel métier à un ERP est préférable.
Il existe des grandes sociétés qui, après des projets, affublés de noms de code un peu "killers" - quand même-, dont le
retard se compte en années, laissent tomber et reviennent vers un
déploiement rapide et successif d'applications métiers.
A mon sens,
elles ont pour point commun des hommes, des prescripteurs &
décideurs (soit des quinquas n'ayant plus rien à prouver, soit des
ptits jeunes ayant tout à prouver) qui arrivent à affirmer leurs
convictions. Celles de croire que la souplesse des éditeurs spécialisés
apporte un avantage à leurs entreprises, dont les sources de
compétitivité résident dans leur capacité à s'adapter à leurs marchés,
à être flexibles aussi. Ce qui est moins facile avec la caractéristique
relativement "monolithique" des intégrés.
Mener à bien un nombre déterminé de projets de taille raisonnable simultanément (être polychrone
en somme ;-), recourir à des technologies
maîtrisées restent les meilleurs moyens pour garantir la disponibilité
des équipes et assurer un retour sur expérience le plus rapide possible.
Mais ne nous voilons pas la face. Avec le mouvement de concentration
qui touche tous les secteurs, les prises de décisions se centralisent
et se politisent de plus en plus. L'approche Top-Down est de rigueur,
ce qui rend l'accès des "petits" difficile par rapport aux rouleaux
compresseurs tels que SAP.
Preuve en est l'annonce récente de ses résultats pour Q1 : +17% en revenus de licences..
Comme on dit par chez nous, on n'est pas rendu ;-)
pile poil mon projet !!!
Rédigé par: Giao | 24/04/2005 at 19:06
"soit des quinquas n'ayant plus rien à prouver, soit des ptits jeunes ayant tout à prouver"
Tu as vu juste. Cette phrase resume en effet un peu tout. La peur est un facteur essentiel dans une decision SAP.
Rédigé par: Bruno | 28/04/2005 at 10:03